27 Nov 2011

Pour notre droit à la souveraineté alimentaire

Category: Divers 

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale sera débattue à l’Assemblée Nationale le 28 Novembre. Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte. Si les députés confirmaient ce vote, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.

Après les financiers qui spéculent sur notre économie et s’enrichissent en torpillant le quotidien de notre vie
Après les pétroliers qui convoitent le gaz de schiste de notre sous sol au péril de nos ressources en eau potable
Voici l’industrie des semences qui veut mettre les paysans, premiers garants de notre nourriture, sous sa dépendance.

(source : Semons la biodiversité, La Confédération Paysanne)

Voici la Cyber@ction que j'ai envoyée à mon député concernant cette proposition de loi.

Monsieur le Député,

Vous allez devoir vous prononcer prochainement sur une proposition de loi relative au Certificat d'Obtention Végétale, votée par le sénat le 8 juillet. Cette proposition de loi a pour objet d'interdire les semences de ferme sur de nombreuses espèces et d'imposer le prélèvement de royalties pour les espèces où elle les autorise. Elle bafoue le droit le plus fondamental des agriculteurs, celui de ressemer et d'échanger librement le produit de leur récolte.

En réclamant cette loi au prétexte fallacieux de « sauver la recherche », l’industrie veut avant tout forcer les paysans à acheter les semences qu’elle vend et les empêcher d’utiliser celles qu’ils produisent eux-mêmes ! Alors qu'elle n’a jamais rien payé pour utiliser toutes les semences qu’elle a prises dans les champs des paysans afin de sélectionner les siennes, on peut s'interroger sur la légitimité de son exigence à prélever des royalties aux agriculteurs qui réutilisent leurs semences.

Ceci nous concerne tous directement : les semences sont la base de notre alimentation et le contenu de nos assiettes dépend de qui les produit. La souveraineté alimentaire ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.

Aussi, je vous demande de ne pas voter cette proposition de loi qui ne sert pas l'intérêt général mais les intérêts privés de l'industrie semencière.

Je vous demande de garantir par la loi le droit inaliénable des paysans de conserver, de réutiliser gratuitement et d'échanger librement leurs propres semences de toutes les espèces cultivées. Je vous demande de garantir une recherche agricole totalement indépendante des intérêts financiers des multinationales semencières, sous contrôle public et financée par l'impôt sur les bénéfices.